Vêtements pour la plupart de femmes, installés dans mon jardin au fil des mois et des années, abandonnés au temps qu’il fait, au temps qu’il faut…. je laisse la terre, le soleil, la pluie, la lune et les saisons y faire oeuvre.
S’en suit un délicat et méticuleux travail d’archéologie textile, de mise à jour du moindre fragment de ces oripeaux – trames et marges de leurs vies antérieures, ils deviennent reliques – matières précieuses, sacrées.
Puis vient le temps où la matière disparaît derrière la création – le temps de la recherche artistique.
Ces textiles délités, en état de décomposition après leur passage dans le jardin au bord de la disparition, élimés, troués, certains usés jusqu’à la corde, marbrés par la chimie de la terre, m’amènent à y voir des évocations imaginaires.
J’ai besoin d’aller lire les murs. D’y entrevoir des écritures sauvages qui font signes dans la ville, dans la nature, partout ils prennent la forme de traits, d’une entaille sur le sol, accouplés par hasard, d’un morceau de métal, de papier ou de tissus vieillis par le temps… Je suis instinctivement attirée par ces assemblages qui forment un langage imaginaire. Ces traces, telles des calligraphies sont un de mes fils conducteurs.
Et la mer aussi et ses territoires maritimes que je côtoie chaque jour m’inspirent à forger des bribes de paysages.
D’autres, imprégnés de la lumière du soleil et de la lune ont un chemin parallèle à la photographie, seul le temps de pause diffère, s’allonge au fil des saisons.
Un artiste dans nos murs - Hillion (22) 2021
Galerie vienn'art - Vienne (38) 2021
Galerie L'oiseau Sablier - Tréguier (22) 2022
Galerie le 6 (29) 2025
Ce tableau, collage divers textiles, est une évocation maritime des jours de grand vent et de la joie de se retrouver chahutée par les vagues s’écrasant sur la plage. Souvenirs joyeux de l’enfance. 60x28cm





















