Parcours d’art dans l’abbaye et les jardins de Fontevraud

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Parcours d'art dans l'abbaye et les jardins de Fontevraud



 Fontevraud-L’Abbaye

Du 16 juin 2023 au 16 septembre 2023


Parcours d’art dans l’abbaye et les jardins de Fontevraud

 

Chaque année, Un été à Fontevraud est le temps fort de l’art contemporain à l’Abbaye royale de Fontevraud. De juin à septembre, des œuvres issues des résidences d’artistes à l’Abbaye sont présentées au public dans le cadre d’un parcours immersif dédié à la création contemporaine dans les jardins et au cœur du monastère. 

Les œuvres des lauréats des résidences de création sont nourris par des semaines de présence in situ, convoquent les figures tutélaires de Fontevraud et invitent à situer l’Abbaye dans son paysage géographique culturel ou onirique. Renouveler le regard, la perception que l’on a d’un lieu patrimonial au travers de la création contemporaine, telle est l’ambition souhaitée de l’Abbaye royale de Fontevraud à travers le parcours d’art. 

Fabien Mérelle (résidence ‘Plantagenêt’) investit le chœur de l’abbatiale avec l’exposition Une pierre derrière soi dans laquelle il place les gisants d’Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Jean Sans-Terre et Isabelle d’Angoulême au cœur d’une réflexion sur la filiation qu’il aborde à travers les représentations de son propre cercle familial. 

Les jardins accueillent les installations des artistes de la résidence ‘Entre les murs’ : Pierrick Naud, Sylvain Le Corre, Vincent Mauger, Nicolas Daubanes, Vincent Olinet, Michaela Sanson-Braun, Hélène Delépine et Jean-Baptiste Janisset. Tandis qu’à la Terrasse Gourmande, se déploie un univers poétique imaginé par Marie Bonnin (Résidence Festivini) autour du paysage viticole du saumurois. 

Les visiteurs peuvent également découvrir les œuvres des frères Chapuisat, de Laure Forêt, de Marie Bonnin, de Pierre-Alexandre Rémy et de François Morellet. 

 

Coup de projecteur sur les artistes du grand ouest: 

  • Pierrick Naud, La parade des échappées
    Inspiré par l’absence des sculptures dans les niches et par la mémoire de l’architecture de l’Abbaye, « La parade des échappées » est un hommage aux disparus de Fontevraud. Le sol en damiers noir et blanc de la galerie devient un jeu de dames sur lequel l’artiste dispose ces pièces composées de modules empilés en céramique blanche et noire servant de socle à des sculptures figuratives. Ces présences énigmatiques, chimériques, évoquent à la fois les abbesses et les prisonniers revenus habiter les lieux.
    En contrepoint de l’installation, Pierrick Naud a marouflé un dessin représentant une présence fantomatique. Entre apparition et disparation, elle agite la mémoire de la pierre et l’en extirpe, faisant résonner le chant d’un prisonnier, d’une niche de la salle du chapitre à la Galerie Renée de Bourbon.
  • Dessinateur et sculpteur, Pierrick Naud vit et travaille à Clisson. Dans ses œuvres, l’artiste aime les entre-deux, le mystère, le trouble. Les hybridations sont au cœur de son travail où l’humain se mélange à l’animal, aux forces de la nature qui l’entourent. La figure de l’Homme, sinon celle qu’il invente et qui parcourt son œuvre, Pierrick Naud en envisage une représentation qui la renvoie à l’ordre d’une iconographie paradoxale, tout à la fois étrange et familière.
    Ses œuvres sont présentes dans plusieurs artothèques et collections privées. Il a participé régulièrement à Drawing Now Paris. Entre 1994 et aujourd’hui, Pierrick Naud a aussi participé à plusieurs projets musicaux en tant que chanteur-musicien.
  • Sylvain Le Corre s’est glissé dans la peau d’un personnage fictif aux diverses identités ; sonneur, chapelain, soigneur, gardien des lieux. Vivant à l’écart de la vie religieuse et des prisonniers, il occupe une partie de son temps à prendre soin d’éléments glanés lors de promenades, marqueurs de sa foi et de son espérance. Invisible, c’est à travers sa collection de « reliques contemporaines » disposées sur des brancards ou en élévation, que nous apprenons à le connaitre.
    Dans cette collection, que ce soit par le biais de la peinture, de la sculpture, de l’installation, Sylvain Le Corre s’applique à révéler la diversité et l’inventivité des mutations du vivant. Il nous invite à observer la vie bouillonnante pleine d’espoir qui subsiste dans la pierre, le bois, la céramique, avant d’être enfermée.
  • Diplômé de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne à Lorient, Sylvain Le Corre obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) en 2014 et intègre dès lors la Programmation d’Art Contemporain en France. Entre étude naturaliste et introspection, l’artiste explore les paysages : il enregistre, photographie les détails insolites, les curiosités et les anomalies du monde animal, végétal, minéral ; pour ensuite recréer à l’atelier des mondes fantasmés dans lesquels toute création serait en état de transition. Chaque prélèvement dans la nature est prétexte à l’existence d’un nouveau langage à travers des dessins, des aquarelles, des peintures et des volumes. En 2018, il fonde l’atelier Marcelin avec Elen Cornec, lieu dédié à la création contemporaine à Lorient.
  • Vincent Mauger.  Enchaînement critique retrace l’histoire de l’architecture de l’Abbaye royale de Fontevraud ; une vision historique à travers une perception contemporaine. Vincent Mauger matérialise un souvenir, une perception du lieu. En multipliant les assemblages de plaque de contreplaqué jusqu’à obtenir une architecture monumentale, la structure entre en parfaite résonnance avec l’espace dans laquelle elle se trouve, lui-même résultat d’assemblages multiples de blocs de tuffeau constitué de points de ruptures et d’équilibres. Enchaînement critique est la matérialisation concrète d’une perception de l’artiste qui utilise un matériau simple pour encourager le spectateur à s’approprier cette vision, qu’il puisse la développer, l’amplifier ; au spectateur d’imaginer les prolongements de ces emboîtements, de ces enchaînements.
  • Formé à l’École des Beaux-Arts d’Angers et de Paris au sein de l’atelier de Tony Brown, Vincent Mauger fait une entrée remarquée sur la scène nationale lors de l’exposition « Dynasty » au Musée d’Art Moderne de Paris en 2010. En 2016, il est lauréat de la résidence Ackerman + Fontevraud. Son travail s’articule autour de la recherche de matérialisation, de concrétisation de ce que serait un espace mental. Essentiellement composées d’installations in-situ, de dessins et de sculptures, ses œuvres confrontent un espace réel avec une représentation de la perception, en jouant sur le décalage des rapports d’échelle et en invitant au déplacement. 
  • Michaela Sanson-Braun. Le curieux rêve de Renée de Bourbon. Reprenant plusieurs éléments emblématiques du site, dessins, graffitis, peintures, gravures, Michaela Sanson-Braun propose une installation immersive représentative de la diversité des esthétiques des siècles passés. Sept siècles de constructions successives ont marqué l’histoire et le bâti de l’Abbaye. À partir de ces témoignages sculpturaux, l’artiste reconstitue un monde fictif, synthèse de ces changements du temps.
    En (re)copiant des fragments d’éléments architecturaux en trompe l’œil et en jouant avec les possibilités d’assemblage, Michaela Sanson-Braun modifie, redéfinie les hiérarchies et bouleverse l’ordre des choses. Aux reproductions honnêtes se mêlent des copies corrompues qui perturbent la notion de perception et déstabilisent les déambulations possibles dans cette construction rêvée.
  • Après des études à l’Académie nationale des Beaux-Arts de Stuttgart puis à la Slade School of Fine Arts à Londres, Michaela Sanson-Braun vit et travaille à Nantes où elle eut sa première exposition individuelle en France en 2020, 55 Jours de confinement, à la Galerie Bonus. À travers la sculpture ou la peinture, l’artiste crée un ensemble d’œuvres qui, par juxtaposition, questionne la stabilité du monde matériel. Tel un jeu de domino, Michaela Sanson-Braun cherche à établir un rapport visuel entre les objets, tout en mettant en évidence les situations paradoxales qui font le quotidien. 
  • Jean-Baptiste Janisset, Vers l’infini et l’au-delà deux points zéro
    Guidé par ses intuitions, Jean-Baptiste Janisset se connecte aux différentes énergies du lieu pour sélectionner les décors qu’il intègre à sa création. Modillons des cuisines romanes, décors du portail de l’église abbatiale : ces éléments constituent un ensemble riche de symboles de diverses temporalités.
    Motifs religieux, végétaux, figures humaines sont porteurs d’un sacré avec lequel l’artiste entre en contact par le biais de la prise d’emprunte. Ces éléments, il en fait la collection qu’il nomme « Témoins » : Témoins de leurs histoires, de leurs mémoires, de leurs croyances. Moulés dans le silicone et transi dans le plomb, ces moulages une fois réunis donnent la possibilité à cette charrette à foin aux allures de voitures futuristes, d’accéder à l’au-delà.
  • Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire, Jean Baptiste Janisset vit et travaille à Marseille. Interpelé par l’histoire post-coloniale, il est à la recherche de « témoins » d’événements passés dans les villes d’Europe ou d’Afrique. Pour la plupart effectués en France, il réalise des moulages qui proviennent de lieux de culte ou patrimoniaux qui façonnent sa collection. Tel un explorateur, muni de son appareil photographique ou de son téléphone portable, Jean-Baptiste Janisset inscrit des points de repères pour ponctuer cette quête tant artistique que personnelle, où tout communique et où tout se transforme.


 

 

 


Infos pratiques
abbaye de Fontevraud

49590 Fontevraud-L’Abbaye

Evènement Payant
Non


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