ALẎ, Éric Hubert – Repères, Focus

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Expos-Conférences

ALẎ, Éric Hubert - Repères, Focus



 Erquy

Du 6 mai 2023 au 21 mai 2023


ALẎ (sculptures), Éric Hubert (peintures, dessins et photos),  Repères, focus

 

ALẎ : REPERES
Anne Launay, alias ALẎ retient de son enfance passée à l’étranger (Côte d’Ivoire, Zaïre, Indonésie) des horizons culturels riches. Sa curiosité et les méandres de la vie la poussent vers des métiers variés liés d’abord à la mer (Brittany Ferries, Armateurs de France) avant de revenir à la terre, au sens propre, en tant que paysagiste puis sculpteure désormais basée à Saint-Malo.
En 2010, une période de longue maladie lui donne l’occasion d’explorer sa créativité, de faire d’un passe-temps une œuvre.
Les modelages deviennent sculptures.
Depuis 2011, elle expose régulièrement en Bretagne en compagnie d’artistes de renom tels qu’Annie Bocel (graveur), Catherine Hutter (maitre pastelliste), Stéphane Le Mouël (lauréat du prix Paul Ricard 2019), Anne Geffrelot (peintre de la baie du Mont St Michel).
Tombée en sculpture par nécessité, c’est la matière elle-même qui va proposer à l’artiste un moyen de dévier l’adversité. Nourrie par la plasticité de l’argile, elle commence par en explorer les limites d’élasticité dans la série des Robes.
Puis ce sont les lignes corporelles qu’elle va tordre en inventant sa série des Gros Pieds. L’élan, l’expressivité et la liberté d’expression deviennent peu à peu une marque de fabrique, toujours dédiée avec sensibilité au couple Force/Fragilité, Ancrage/Elan, Tension/Légèreté.
Ses dernières créations explorent désormais l’énergie de la ligne elle-même. Imaginées d’après des brisures observées sur de très vieilles tomettes pavant un parvis d’église dans le Gers, les bronzes, insérés dans des cadres acier, passent sans complexe du dessin à la 3D en offrant une transparence que transcende la lumière. L’œuvre se trouve ainsi prolongée par son propre jeu d’ombres qui varie selon les éclairages. Autodidacte par nature, disciple de la matière elle-même, ALẎ se forme. Puis, aidée par la ferronnerie d’art Turgot, elle fond ses premiers bronzes selon le procédé ancestral burkinabé du Banko. Cette technique de fonte à cire perdue ne permet que la réalisation de pièces uniques d’une taille déterminée par le format du creuset utilisé. Les pièces ainsi obtenues sont de surface moins régulière qu’un bronze de fonte classique, mais recèlent un charme très identifiable. Des pièces plus importantes seront ensuite confiées à des fonderies d’art traditionnelles (fonderie Rosini, fonderie Sulmon) qui proposent des tirages de série limitées. L’artiste tient à exprimer sa profonde reconnaissance à tous les acteurs, auteurs, artisans qui ont rendu ce parcours et cette exposition possible.

 

Eric Hubert, Focus
J’ai pratiqué la photographie dès l’adolescence, de façon simple, sans avoir conscience de la porte d’entrée que cela représentait.
C’était le moyen d’expérimenter des options artistiques de base sans se préoccuper de la technique ou de l’idée d’esthétique.
Je pense être toujours parti du principe que le médium va permettre de mettre en forme une idée, il faut trouver les moyens les plus adaptés au moment donné. Diplômé en 1997 de l’école des Beaux-Arts de Rennes, j’ai pratiqué le dessin, bien-sûr, la gravure, la peinture et la sculpture. La découverte de la peinture a été un choc, d’un point de vue émotionnel.
Elle a toujours gardé une place à part, même quand je ne la pratiquais pas, elle était là, proche. Pour moi, la photographie a un rapport assez direct au monde qui nous entoure. Quant à la peinture elle me permet d’emprunter des chemins plus sinueux.
Devant l’objectif, la réalité architecturale ou industrielle s’est souvent imposée, j’ai le choix de cadrer ou non cette géométrie qui me structure.
Dans ma peinture, je ne représente pas, il s’agit de dépasser les apparences, d’évoquer, dans le sens où je convoque la matière plastique pour mettre en forme une proposition visuelle qui peut sembler familière, mais qui finalement trace des chemins alternatifs. Forme, lumière et espace peuvent être perçus comme un tout.
Ces trois éléments sont complémentaires et indivisibles. La couleur a une place privilégiée dans mon travail. Loin d’une quelconque symbolique, à travers mes peintures que je qualifierais d’abstraites, je cherche à générer des sensations, établir des connexions entre la couleur et l’inconscient, faire naviguer entre instinct et réflexion. Mes phases de travail évoluent entre ces deux extrêmes pour dépasser la rigidité d’un savoir-faire. De même, le grand format est un moyen supplémentaire d’amener à une rencontre plus physique avec la peinture.
Il m’a semblé naturel de relier mon questionnement sur l’espace géométrique avec la surface peinte et la matérialité du support. Le cadre devient donc changeant pour dépasser la stabilité de la forme peinte en deux dimensions. Ce que j’appelle la « déstructuration » de la surface, permet peut-être d’aborder l’idée de volume ou de relief, tout en gardant la frontalité classique de la peinture. Je souhaite toujours travailler avec les éléments plastiques les plus simples, mais qui sont pour moi les plus essentiels. Détaché de l’artifice de la perspective, je tente ainsi de questionner l’espace autrement ; Une simple ligne sur une surface est déjà une trace, l’empreinte d’un outil, voire d’un geste. Cette ligne, pourra aller jusqu’à désigner un espace. La matière me permet de révéler plus ou moins des états changeants. La lumière peut être forme, couleur, mais aussi reflet, transparence, ombre, empreinte.
Ces quatre états de la lumière nous conduisent à appréhender les choses au regard d’une certaine instabilité. Après une période où la géométrie s’affirmait pleinement, les lignes s’adoucissent graduellement, tout en gardant une composition forte.


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5 rue du 19 mars 1962 22430 Erquy

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